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<title>NGC 581 - en-revues</title>
<description>NGC 581</description>
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<title>Derrière le voile de cendres et de feu...</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Sun, 26 Oct 2008 13:26:00 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Derrière le voile de cendres et de feu que l’on déchire du doigt, sous un ciel chargé de pierres telle une pluie volcanique, sous l’amas vaporeux de la conscience qui n’est qu’un parapluie en flamme, il n’y a pas d’heure pour les compromissions. J’ai vu tout à l’heure un ange passer et ses yeux étaient injectés de sang. Je me suis perdu dans les forêts lugubres, trompé par de vierges parchemins et l’incendie des grandes villes a brûlé ma chevelure. Les inscriptions sur les pierres blanches ont scellé mon testament. Je n’aurai plus de regard envieux vers les albatros. Je ne me reposerai plus le soir au clair de lune. Je ne serai plus qu’un long fleuve d’ennui. Je n’ai plus de force pour porter ma peine. La nuit, j’ai tant de haine&amp;nbsp;! Il n’y a pas de rivage, ni de plages de galets assez immenses pour l’étendue de mon désespoir.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;©&lt;/span&gt; Daniel Brochard. &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana;&quot;&gt;Poème publié dans &lt;em&gt;Multiples&lt;/em&gt;, n°73, octobre 2008.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Le soir déjà...</title>
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<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Tue, 16 Sep 2008 13:44:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 6pt 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Le soir déjà et je me sens si vieux. Dans la rue, les engins des travaux publics charrient sable et goudron. Quelques passants sous leur parapluie marchent comme moi, je suis si mal. A perte de vue s’étendent les enseignes des intérims. Peinture, maçonnerie, soudure, tous les gros et seconds œuvres dansent sur les vitres sales balisant les trottoirs. Je n’en puis plus de cette interminable ronde. Vais-je entrer ici&amp;nbsp;? Vais-je aller par-là&amp;nbsp;? Les questions les plus existentielles m’assaillent. La pluie lessive les pavés infects. Je marche à n’en plus finir. Et ces machines sourdes qui délestent votre cerveau de ses derniers neurones&amp;nbsp;! Presque tout le ciel semble s’écouler en rond dans ce caniveau où se précipitent mégots et bouteilles vides. Je lutte contre le néant. Tout vient dans cette rue à ce moment, parmi ces logements, volets ouverts ou fermés, les nuages de plus en plus noirs et la vie elle-même de plus en plus fugitive. Je lève les yeux pour tenter de trouver un semblant de repos. Des ombres massives font une ronde entre les toits. Le vent siffle sur les façades. Je voudrais pousser un cri. Ma voix se perd. L’écho est déjà loin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Ce soir est la fin d’un monde. Les lumières des fenêtres vont s’éteindre bientôt. Et moi je suis ivre de silence et d’ennui. Les murs me conduisent. Les machines m’enchaînent. Je suis casqué déjà. J’ai tous les vêtements sur moi. Le goudron me coule dans les veines. La vapeur me tétanise. La pluie me pénètre entièrement, dissout mon chagrin, m’enlève ma révolte. Je ne suis plus cet homme qui marche dans la rue. Le trottoir se vide peu à peu. Muni des outils adéquats je creuse ma propre tombe. Mes croque-morts ont quarante ans et viennent des tropiques. Le corbillard roule au gas-oil sur la voie qui rétrécit. J’ai à peine le temps de me retourner qu’un grand coup m’assomme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-tab-count: 1;&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;Les deux pinces du bulldozer se referment sur un congélateur en service et, après l’avoir élevé dans le ciel, le font retomber sur un tas encore plus grand. La plage de palmiers s’étend à l’horizon d’un sable blanc autour du lagon. Une femme fait tourner une broche au-dessus d’un feu presque éteint. Déjà apparaissent les premières étoiles et un croissant de lune. Des hommes reviennent de la pêche en traînant leurs pirogues de fortune.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 12.0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;J’étais là parmi les invités. Je ne dis aucun mot de peur de me trahir. La vie est si douce le soir, allongé sur le sable&amp;nbsp;! Avons-nous besoin d’autre chose que de ces fruits gorgés de soleil&amp;nbsp;? Rêvons-nous parfois d’autres univers&amp;nbsp;? Le nôtre est si facile à charrier ses immondices, si adroit à écarter de l’humain l’humanité&amp;nbsp;! L’homme a fait de lui-même une machine sans rêves. Je donnerais tout pour ne pas retourner de l’autre côté du sommeil.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 6pt 0pt;&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: #000000; font-family: Verdana; mso-bidi-font-size: 10.0pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-bidi-font-family: 'Times New Roman'; mso-ansi-language: FR; mso-fareast-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;&quot;&gt;&lt;em&gt;Extrait de &quot;Train de nuit&quot;, paru dans les revues Virgule n°4 et Passage d'encres n°28.&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Arrêt d’horloge...</title>
<link>http://ngc581.hautetfort.com/archive/2008/07/09/arret-d-horloge.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Wed, 09 Jul 2008 19:53:53 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Arrêt d’horloge et de temps. Une fluctuation imperceptible du vide très haut vers le firmament provoque la métamorphose annoncée d’un cercle de feu en croissant luminescent. Les vagues s’épanchent en vastes gonflements, parfois éclatent en papillons de nuit. Au large, un château de verre, mystérieux, attend. Je n’habite pas les étoiles, ni ces forêts de pins. Je ne suis pas dans ces empreintes sur le sable et pourtant il me semble être déjà passé par ici. L’écume blanche est comme un long chemin qui s’étend des deux côtés de l’horizon. Ma solitude est comme un phare éteint. Je suis impatient de quelque chose, comme du jaillissement soudain d’une supernova, peut-être même de l’ouverture d’une porte dans la nuit et aussi, sûrement de la disparition de tout. Ma montre arrêtée n’indique pas les cinq heures.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;©&lt;/span&gt; Daniel Brochard. &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Poème publié dans &lt;em&gt;Comme en poésie&lt;/em&gt;, n°11, septembre 2002.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Par une journée d’été...</title>
<link>http://ngc581.hautetfort.com/archive/2008/07/05/par-une-journee-d-ete.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Sat, 05 Jul 2008 13:14:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Par une journée d’été, tes yeux étaient aussi clairs que le bleu du ciel. Dans le jardin, un homme assis derrière un arbre, la joue collée aux fleurs, lisait un livre. Cet homme avait quelque chose de mystérieux, comme une agitation qui derrière un masque d’apparences devait vivre intensément. Ses mains tournant les pages, ses yeux fixant le néant. Peut-être un mot, une phrase l’avaient-ils intrigué et il se laissait envahir par leur essence, cigarette aux doigts et cet air impatient et intrigué de quelqu’un qui cherche à comprendre. Moi, j’étais assis sur cette chaise de jardin et je lisais mon livre. Les mots sont des pétales d’encre de Chine collés sur un papier. Ils n’ont de teneur, de sens, que pour l’esprit. S’échapper, s’envoler pour une seconde, pouvoir se dépasser une fois dans sa vie, et découvrir l’éternité&amp;nbsp;! Moi, j’étais assis dans ce jardin, un verre posé sur l’herbe.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;©&lt;/span&gt; Daniel Brochard. &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Poème publié dans &lt;em&gt;L'échappée belle&lt;/em&gt;, n°12, novembre 2004.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Je ne suis pas ce reflet...</title>
<link>http://ngc581.hautetfort.com/archive/2008/06/24/je-ne-suis-pas-ce-reflet.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 13:40:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Je ne suis pas ce reflet menteur dans le miroir. La vision s’évanouit tellement elle est absurde. Je préfère de loin cette lumière dont je suis fait et qui ne préjuge pas de moi. Mais alors de quoi suis-je fait ? De mots, de sens aussi insignifiants les uns que les autres. Et si je ne suis pas moi, alors c’est que cette lumière aussi me trompe. Je suis un vent qui souffle sur ton coeur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;***&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span&gt;L’air d’un songe, nous traversons les rues désertes. Levons les yeux vers la lumière nocturne et son cortège de sens. Nous partons vers ces champs d’étoiles, révolte au poing. Un voile aveugle rend le monde insipide. Je rêve.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span&gt;---&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoBodyText&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; color: black; font-family: Verdana&quot;&gt;© Daniel Brochard. Poèmes publiés dans &lt;em&gt;L'arbre à paroles&lt;/em&gt;, n°121, septembre 2003.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Sous le duvet...</title>
<link>http://ngc581.hautetfort.com/archive/2008/06/02/sous-le-duvet.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Mon, 02 Jun 2008 20:08:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Sous le duvet du parapluie se tient le guetteur. L’éclat du cristal ressemble à la ligne de tes yeux. Le chevalier en armure s’est forgé une épée de ronces et de flanc de sauterelle. Après la révolution technologique viendra l’ère spirituelle. La clairvoyance est une faculté giratoire. L’ascendance des lumières est aussi forte que l’encombrement des rues un vendredi soir. Nos lacets défaits, nous ne pouvons que buter sur le tronc d’un platane. Il n’y a pas que les automates qui soient dépourvus de raison. Nous sommes aussi vides qu’une maison hantée. Et le sommeil a des profondeurs abyssales.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;©&lt;/span&gt; Daniel Brochard. &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Poème publié dans &lt;em&gt;L'échappée belle&lt;/em&gt;, n°11, novembre 2003.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>J'ai besoin...</title>
<link>http://ngc581.hautetfort.com/archive/2008/05/16/j-ai-besoin.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Fri, 16 May 2008 20:05:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;J’ai besoin d’un peu de silence. Ecoutez mon corps... J’entends un écho comme une musique noire qui vient du fond des âges. C’est un steak posé sur une balançoire. Collez-vous à ce coquillage, vous entendrez le son de la mer. Ça y est, je distingue bien la scène. Aux indigènes la magie noire. Sur la plage, ils chantent et dansent autour d’un feu. Les incantations, les sorts jetés qui se poursuivent jusqu’au bout de la nuit. C’est un immeuble aux pétales de roses. Un bracelet d’épines. Une fourchette à roues. Sur un chemin, Jésus porte sa croix. Je voudrais me dégager de toute religion, de toute physique, de tout pays, de toute famille, mais surtout de toute pesanteur. Pouvoir voler comme un oiseau, être le corps d’un autre. Avez-vous entendu la danse ? Je ferme ma chemise, je ferme ma bouche. Vous n’entendrez plus rien. Devant moi, l’étendue de l’océan.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;***&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Se promener dans le monde avec cette appréhension de ne jamais pouvoir s’élever. Etre l’ombre de soi-même, insipide et qui vous suit partout.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Et soudain, s’élever vers les anges.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Fenêtre de brume donnant sur l’au-delà.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Disparition de moi-même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dissipation de l’âme.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Et dans un coin de la chambre un vieux livre ouvert.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;---&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;©&lt;/span&gt; Daniel Brochard. &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Poèmes publiés dans Verso, n° 131, décembre 2007.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Verso. Alain Wexler. Le Genetay. 69480 Lucenay.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Abonnement : 20 euros / 4 numéros.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Un port de pêche...</title>
<link>http://ngc581.hautetfort.com/archive/2008/05/06/en-revue-i.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com ()</author>
<category>En revues</category>
<pubDate>Tue, 06 May 2008 13:20:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Un port de pêche, en fin d’été. Un goéland fait sa ronde. Les nuages sont des barreaux que ne traverse qu’une lumière diffuse. La ville s’étire en falaise. Quelques restaurants offrent des menus à bon marché sous la lanterne qui clignote. Les passants font les cent pas en attendant d’y voir plus clair. Les pêcheurs remontent les filets. Heures absentes, l’éternité a pris les chemins de traverse. Le bout de la rue est en feu, les charognards ont pris position. Silence d’automne&amp;nbsp;; le bruissement du vent me glace le dos. Les volets claquent et les chiens effrayés se sont mis à courir. Mon imperméable s’est déchiré contre les rochers mais je suis couvert de feuilles et je marche. Je ne saurais éviter cette lumière, je ne saurais regarder ailleurs. Tout mon corps est porté naturellement à ne suivre qu’une trajectoire. Mon esprit n’est occupé que par ce point. Tout mon être semble à cet instant n’être fait que pour cette attention particulière. Quelque chose en moi est attiré&amp;nbsp;; ces maisons, ces passants, ces voitures, cet air soudain glacial, rien ne peut me détourner de la contemplation. Tout retour en arrière est un arrêt du temps.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;©&lt;/span&gt; Daniel Brochard. &lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Poème publié dans Poésie sur Seine, n° 63, décembre 2007.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Association Poésie-sur-Seine. 13, place Charles de Gaulle. 92210 Saint-Cloud.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8.5pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Abonnement : 25 euros. Moins de 25 ans : 16 euros.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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