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24/11/2018

"L’éternel recommencement", Daniel Brochard

fct_image.jpgTalmont - Les Sables 2016-2017 -L’éternel recommencement

Editions du Petit Pavé, juin 2018

 

 

 

Où que tu ailles
Quel que soit le chemin que tu prennes
La mer est toujours là

 

 

Extrait de la préface de Jean Hourlier :

 

Daniel Brochard ne cherche pas à plaire. Il est libre, il est vrai. Il ne saurait être autrement, il écrit avec son sang.


Mais c’est notre humanité inquiète, compliquée de dégoûts douloureux et de désirs timides, qui est mise en abyme dans cet Éternel recommencement. Éternel recommencement de la vie dans la mort, de la mort dans la vie, de la vie dans la vie...

 

Site de l'éditeur : http://www.petitpave.fr/

17:04 Publié dans Ouvrages | Lien permanent

23/08/2008

"Magie noire"

Magienoire.jpg

Les éditions associatives Clapàs ont eu l’amabilité de publier  mon recueil « Magie noire ».  Pour commander, merci de prendre contact avec moi par courriel.

 

 

 

 

*****

 

Extraits :

 

Mais tu erres. Comment pourrais-tu faire autrement ? Ne regarde pas ce miroir. N’ouvre pas ces ailes. Nous retournons au port. Plutôt se laisser porter par ces rêves. Oublie-moi. Tu m’oublieras. Tu m’as déjà oublié.

 

 (...)

 

L’ancienne demeure est désormais vide derrière ces volets au travers desquels ne passe aucune lueur. Souviens-toi, le cerisier disait adieu en agitant ses feuilles au bord de ta fenêtre. Le vide s’est emparé de toi, le saisissant, l’angoissant vide. Ce lit est devenu ton tombeau.

 

(…) 

 

Assieds-toi sur ce rocher tant que tu le peux encore et que vienne le soir aux horloges de la nuit ! Attends que tes funestes songes naissent du coquillage accroché à un fil et qui tombe du ciel, et que les vagues viennent parfois toucher. ‑ Ce point du monde. 

 

 

 

*****

 

« Magie noire », c’est notre part d’inconscient qui s’exprime, prenant le pas sur la réalité au point de devenir notre propre réel. Difficile de se connaître soi, son histoire, ses propres chemins. Mais toute thérapie, toute analyse de soi-même vise à cet effort, à cette révolution. Car connaître ce qui nous gouverne, ce qui nous meut, c’est assurément avoir un pouvoir sur notre existence. On ne change sa vie qu’en conscience des mouvements contradictoires qui nous agitent. L’écriture participe de ce prodige. Rien ne se guérit, rien ne se crée sans cette connaissance froide ! L’homme est ainsi, tiré par des ficelles, possédé par ses démons qui sont universels ! La part de raison en ce monde est infime ! Il faut connaître les délires, les coups de sang, de folie. C’est pourquoi l’immersion en soi s’accompagne d’un mouvement de magie noire. Nos démons s’entredéchirent, règlent leurs comptes. A terme, la magie opère. L’effet de poison et la possession cessent. La conscience de l’envoûtement se fait. La fenêtre s’ouvre sur la noirceur du temps. L’horizon ouvert par la poésie s’apparente à un renouveau de soi. La poésie est une magie noire. L’effet du temps, les combats sont perpétuellement ancrés en nous. La magie continue dans le silence des ténèbres.

 

 

« Magie noire suivi de L’air de rien », éditions associatives Clapàs, 46 pages.

12:55 Publié dans Ouvrages | Lien permanent