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NGC 581

  • Critique, par Hervé Martin

    Avec l’intitulé Talmont – Les Sables 2016-2017 précédant le titre, L'éternel recommencement se présente comme un journal rassemblant trente-cinq poèmes  écrit sur cette période. Des textes écrits au fil d’émotions et de sensations que font naître chez l’auteur des instants particuliers de la vie quotidienne. Les jours défilent dans les rituels d’habitude et de recommencements auxquels nous sommes pour la plupart contraints. Et c’est dans ces moments que prennent racine les premiers mots des poèmes. Ils sourdent de sentiments mêlés d’espérance, de refus ou de révolte. La vie est là subtile qui sourd et que le poème met en exergue. Elle jaillit sur la côte de l’atlantique au départ du Vendée globe, dans des trajets de taxi, sur une piste cyclable… Ou naît de la rencontre impromptue de personnes dans les rues ou à la vue de touristes sur les plages. Mais elle s'éclaire aussi au sein d’une galerie de peintures où Daniel Brochard expose ses premiers tableaux. Dans ces pages, une voix est bien présente dans sa singularité. Le poème, son écriture, poursuivent leur résonance propre du début à la fin du livre dans une même et touchante parole.

     

    Hervé Martin

     

    Article publié sur le site Hervé Martin d'Igny

    Hervé Martin a créé la revue Incertain regard en 1997.

     

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  • Critique, par Philippe Leuckx

    Daniel Brochard : « L’éternel recommencement »

     

    Trente-cinq poèmes, de bord de mer, de villégiature triste, à se remémorer les meilleurs moments comme les instants amers de flottement, quand les autres s’imposent et pèsent machinalement. L’air de mer est acide, les notations elliptiques, ironiques, constats de courses, examen des humeurs, observation des usages aux Sables de Talmont.


    Daniel Brochard, pour ce huitième recueil, tempère cependant les vers neurasthéniques (il se sait, le dit, le confesse, insiste, malade) d’une plongée dans le feu de longs vers construisant le réel à coups de sondes, de vacheries, de regards en biais, le moraliste pointe souvent le bout du nez dans cet univers léché, où la « boule de vanille » coûte vraiment trop cher.


    Il faudrait « connaître le terme du voyage ». Il serait utile de vivre mieux. « On fait semblant d’aller bien », lâche-t-il. « Pourquoi s’être tant abîmé sur les rochers ? »


    La vie use, s’use, et la poésie renâcle, il faut sans cesse l’alimenter, et Brochard n’est pas en reste pour deviner sous la carapace du réel toutes nos errances : entre vanité et amertume, entre fatigue de saisir le monde et de le voir s’envoler sans nous.


    « Le temps n’est qu’une minute pathétique » : le mot de la fin, toutefois, vise, comme le titre l’annonçait, sans doute parodiquement, ou selon l’âme voltairienne, « l’éternel recommencement ». Il faut bien se donner des gages de vivre.

     

    (Daniel Brochard : « L’éternel recommencement », éditions du Petit Pavé, coll. Le Semainier, 2018, 58 pages, 8€.)
     
    Cet article est de Philippe Leuckx et a été publié sur le site de la revue Texture : http://revue-texture.fr/
     
     
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  • "L’éternel recommencement", Daniel Brochard

    fct_image.jpgTalmont - Les Sables 2016-2017 -L’éternel recommencement

    Editions du Petit Pavé, juin 2018

     

     

     

    Où que tu ailles
    Quel que soit le chemin que tu prennes
    La mer est toujours là

     

     

    Extrait de la préface de Jean Hourlier :

     

    Daniel Brochard ne cherche pas à plaire. Il est libre, il est vrai. Il ne saurait être autrement, il écrit avec son sang.


    Mais c’est notre humanité inquiète, compliquée de dégoûts douloureux et de désirs timides, qui est mise en abyme dans cet Éternel recommencement. Éternel recommencement de la vie dans la mort, de la mort dans la vie, de la vie dans la vie...

     

    Site de l'éditeur : http://www.petitpave.fr/

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