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29.01.2008
In-fusion n°1
Une nouvelle revue vient de paraître. Le premier numéro d’In-fusion a pour thème « La Nature sous toutes ses formes. » Le directeur de publication, Nicolas Cotten nous présente un sommaire conséquent autour de Michel Cosem, Matthias Vincenot, Saïd Mohamed, Cécile Guivarch, Juliette Clochelune, Laurent Fels, Emeric de Monteynard, Thierry Cazals, Philippe de Boissy, Patrick Joquel, Eric Dubois, Jacqueline Persini-Panorias, Jean-Pierre Lesieur, André Duhaime, Camille Aubaude, Thibaut Gress, Daniel Brochard, Danièle Corre, Magali Turquin, Pierre Clavilier et Jean-Pierre Cotten, ainsi qu’un travail photos-haïkus de Thierry Cazals et Pierre Ligou. Les textes présentés sont de grande qualité, déclinant la sensibilité de chacun sur la question très actuelle de la relation entre l’Homme et la Nature et l’Homme et sa Nature. On y retrouve des poèmes mais aussi un conte, un article, une étude et des contributions philosophiques. Les points de vue se répondent, réalisant le désir de Nicolas Cotten d’élargir les opinions et les horizons.
Le poète futur devra s’approprier les questions de son temps, il est sommé par sa conscience d’aller en avant ! La figure du poète isolé du monde, replié sur lui-même et sur son malheur n’a plus de raison d’être, il est un individu social, il est n’importe qui ! A lui de dire, de s’engager et de se faire entendre. Personne n’ira au devant de la poésie, c’est à elle de mordre, d’user les consciences, de vivre. Quelle richesse potentielle et quels horizons pour un poète, pour un jeune qui désire prendre sa vie en main ! Que de possibilités offrent une revue, une association !
In-fusion est une initiative soutenue grâce à l’aide des Editions du Jasmin et du « Programme Envie d’Agir 2007 » du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports dans la catégorie du Fonds Départemental d’aide aux initiatives des jeunes. La revue bi-annuelle littéraire et artistique propose aux différents auteurs et artistes d’exprimer leur point de vue sur un thème choisi, accordant une cohérence et une valeur supplémentaire à chaque contribution.
La revue In-fusion doit être soutenue, elle révèle le désir d'expression qui anime la jeunesse, elle ancre la poésie dans une perspective sociale où l’individu cesserait de subir sa vie et prendrait les clefs en main. Il y a eu de multiples Révolutions, il faut désormais réaliser celle de la conscience. Ce n’est que dans la liberté de la parole et dans l’indignation face aux tragédies de son temps que l’existence d’un homme prend tout son sens, ce n’est qu’au moyen de cette même parole qu’il peut espérer un jour se rendre utile au bien de tous les hommes. La poésie n’est autre chose que cette conscience réalisée.
Aujourd’hui, In-fusion naît, elle est vouée à trouver son lectorat et à devenir grande. Un départ sur le thème crucial de la relation entre l’Homme et son environnement qui est désormais La question de demain. A vous de l’encourager et de lui permettre d’exister dans l’horizon des revues de demain.
In-fusion : Nicolas Cotten, 20 rue Pierre Boudou - 92600 Asnières-sur-Seine. Le numéro : 12 euros ( + frais de port France : 2 euros). Abonnement France : 20 euros. Chèque à l'ordre de Association In-fusion. Courriel : assoc.infusion@gmail.com
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21.01.2008
Parmi les revues IV
Je me souviens de ce soleil qui brûlait les yeux du prisonnier qui quittait la caverne. Le réel est un dieu effrayant. Et pour peu qu’on s’aventure à franchir le pas, l’entrée en poésie se fait de façon violente et tragique, on perd forcément les pédales. Pyro est un exemple de combustion précipitée au sein de la langue, elle appelle au Verbe, à un dépassement de soi par les mots et la poésie. Pyro se fait forcément aussi voleur de feu. Si elle a su devenir grande c’est en conscience du mystère incessant qu’est la poésie. 20 auteurs au sommaire de ce numéro 13. Tout est là.
« Les mots, qui doivent aussi passer par la tête, se retrouvent donc au beau milieu d’un paradoxe : celui d’être autant dans la distance nécessaire que collés directement sur le sujet. C’est peut-être ça, la poésie ? » écrit Stéphane Despatie dans l’édito de Exit n°48. Le thème de la revue est « Ruelles » et réunit une quinzaine d’auteurs. On retrouve aussi les voix de Nancy R. Lange, Marie-Claire Bancquart et François Charron. Exit, revue de poésie, Editions Gaz Moutarde C.P. 22125, C.S.P. Saint-Marc, Montréal (Québec) H1Y 3K8 Canada. Site Internet ici.
L'ACT MEM a repris une grande partie du catalogue des Editions Comp'Act et la revue Passages à l’act succède à La Polygraphe. Dans ce numéro 1.2 le sommaire est imposant, critiques, poésie et réflexions alternent. Le contenu satisfera les lecteurs exigeants. Tout est là.
Il semble que l’appel lancé par la revue N4728 début décembre ait porté ses fruits et ait favorisé de nombreux abonnements. La revue est publiée par l’association Le chant des mots à Angers. Elle attend encore de nouveaux lecteurs. Lien de l’association.
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14.01.2008
Spleen V
Il y a à dire l’inutilité de toute chose. Mais on ne peut pas se flinguer, on ne peut pas prendre ses vessies pour des lanternes. De toutes façons, où voulez-vous aller ? On a les pieds bien sur terre, on décolle pas d’une semelle. La société d’hyper-consommation nous ment, elle promet le bonheur en boîte de 500 grammes, elle nous vend du vent en sachet lyophilisé avec bon de réduction, elle envoie au paradis de l’emballage et de la marée noire avec effet rétroactif. Dans les magasins de porcelaine, j’ai la gueule d’un terroriste, cauchemar de la verrerie qui se casse sous les gestes d’un éléphant, embarqué par les CRS, jugé frappadingue et interné en quatrième vitesse. De toutes façons, on ne peut pas se flinguer, t’as signé mec, tu finis ta purée et ton dessert ! Il se pourrait que ça vienne assez vite, y a pas à être pressé, juste prêt, ça suffit. Je devrais faire de la philosophie, moi… je finirais agrégé, docteur certifié, etc. Ben, il se peut que la vie n’ait pas trop de sens, donc faut pas trop chercher midi à quatorze heures. C’est bien possible, ma chère madame, les slips à papa ont perdu de leur qualité en cinquante ans et avec le réchauffement climatique les caleçons ont rétréci de moitié. Va falloir faire attention aux poissons et aux baleines ! La société d’hyper-consommation nous vend de la dépression en bouteille. Le monde est pourri. Ca donne envie de se flinguer. Bon sang de bonsoir, j’ai pas la zen attitude, j’ai pas d’ambition dans les neurones, je suis pas concurrentiel du ciboulot ! Je sais plus où j’ai mis mon CV, où j’ai bien pu mettre mon CV ? Sapristi de bonsoir, où j’ai bien foutu mon cartable ? Où qu’il est passé mon bulletin de notes ? Un et un, deux ; deux et deux, quatre. Garde à vous ! Au pas, au pas ! J’attends la récréation pour fumer mon mégot… Il paraît qu’on peut plus fumer, ça fait mourir du cancer. La mort lente est là, dans l’ombre, elle attend. Pas à pas, le vampire se faufile en vous, il vous ausculte, soupèse votre âme. – As-tu été sage ? As-tu bien travaillé ? C’est con, la mort, ça vous emmène pour des raisons incompréhensibles, ça vous lâche au milieu du désert ou sur les trottoirs parmi les poubelles. Y a bien rien à y comprendre ! Les cours vont reprendre, je suis comme un con sur mon banc à disserter sur l’inutilité de chaque chose. Mais on peut pas se flinguer à dix-sept ans.
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08.01.2008
Petite annonce
Poète expert en Star Academy ferait tous travaux de ménage et de prostitution afin de boucler les fins de mois, écrirait aussi chansons et poèmes à décliner entre les publicités. Cherche imprésario pour enregistrer album à diffuser sur NRJ, prêt aussi à vendre intermèdes musicaux pour adolescents et paroles à trois sous pour reposer la ménagère à la fin de son boulot. Demande un simple pécule sans autre prétention que de rendre les gens heureux et souriants toute la journée. Possède un solide bagage en comédies musicales et ballets aériens, a frôlé deux fois le mur du son en raccrochant sa guitare. Joue sur un vieux modèle compatible avec la merde ambiante sans distinction de générations avec tendance pour voix mielleuses et slips à grand-mère. Capable d’avoir des visions foudroyantes et d’écrire des vers les yeux fermés en tenant en équilibre sur un œuf, je peux aussi écrire en alexandrins à grands coups d’hémistiches en bouffant de la mayonnaise à même le pot. Donnerait cours de poésie pour trente euros les deux heures avec certificat breveté et tamponné par Carla Bruni sans distinction de taille ou d’origine ethnique, slamerait la publicité pour le succès de votre entreprise garantie deux ans dans les meilleurs crèmeries. Temps de détente en poésie de 0,5 secondes, je suis aussi capable de casser ma guitare à la fin du concert et signe autographes sur maillots à tête de mort. Coté à la Sacem et chez Prisunic, a grande expérience des émeutes et des règlements de compte à balles réelles, ayant aussi été garde du corps pour une grande marque de parfums. Disponible tout de suite pour toute livraison avant dix-huit heures jusqu’à épuisement des stocks.
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