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25/07/2007

En vacances

12a3dc981b53ace741926ca6cfd4c302.jpgNGC 581 part en vacances. Pour ne pas appeler à mes trousses les Renseignements Généraux, je ne divulguerai pas le lieu de ma villégiature. Je suis entré dans la clandestinité depuis cet entretien où l'on m'a dit : « - M'enfin, monsieur... z'êtes quand même quelqu'un de raisonnable... z'allez pas prendre le maquis... on vous retrouvera de toutes façons. » Vous comprendrez donc ma prudence légitime ! Y z'ont dit qu'en tant que poète je pouvais bien leur composer une petite chanson pour le nouveau produit de leur entreprise, un nouveau truc à la mode. J'ai dit que je ne cautionnais pas la prostitution, que j'étais pas là pour coller des affiches publicitaires et que de toutes façons j'en avais rien à foutre de leur produit à la con. Y z'ont dit que j'allais pas m'en tirer comme ça, que si j'étais là pour mettre le bordel, je pouvais repartir illico. Je me suis barré vite fait vers la sortie en gueulant : « z'aurez pas ma peau ! » J'suis reparti avec mon cartable de potache cancrelat. J'ai pas signé le contrat d'embauche. Du coup je suis pas salarié de leur entreprise, je suis carrément au chômage, j'ai même plus un sou pour partir en vacances. Maintenant j'ai les Renseignements Généraux aux fesses ; ils m'ont dit : « - Et comment vous payez vos tubes de peinture et vos pinceaux ? Y a anguille sous roche forcément. » C'est ça, oui, je vais aller à la pêche à l'anguille, mais dans un endroit que personne ne connaît : au pays des rêves.

14:45 Publié dans La vie des mots | Lien permanent