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05/05/2008

Autre chose

Décidément, non, la page est tournée. Passer à autre chose. Peut-être ici, mais différemment. A suivre.

18:32 Publié dans in utero | Lien permanent

27/02/2008

Le cancre

Aujourd'hui mercredi, journée des enfants, pas de note. Exceptionnellement la rédaction est en grève, le gamin est à la garderie, la parole est en vacances, la porte de la boulangerie est fermée. Trop de tracas, trop de bobos, pas facile de parler dans l'urgence, pas facile de dire un mot quand ça fait mal, quand ça va mal dans la tête. Vaut mieux se taire, c'est pas compliqué, faut pas chercher midi à quatorze heures. On gagne rien à parler. L'écran ça assèche les yeux... après, faut mettre des larmes artificielles ! On finit par avoir le sang déglingué... c'est pas moi qui y ai mis toutes ces cochonneries ! - Bah ! mon vieux, on y voit encore un peu. Y a suffisamment de conneries dans le monde ! Là, je mets un sparadrap... ça va mieux ? Ben non, ça va toujours pas. C'est que le gamin est douillet. Y a des trucs qu'y peut pas supporter. Oh, eh, oh... j'vais bien finir par me taire ! - Mais faites-le taire ! Silence ! Aujourd'hui, pas de note. Pas de note sur le cahier, pas d'appréciations. Mercredi après-midi, c'est atelier poterie, séance découpage et collage de gommettes. Le front du gamin est contre la vitre à regarder la cour de récréation et les copains qui jouent dehors. J'aimerais bien y être aussi. Fait chier, cette putain de colle ! Remarquez... j'suis aussi bien ici, vu qu'il pleut. J'suis même un gros chanceux ! « Je ne dirai plus jamais de saloperies en classe ! » (à recopier cinquante fois). Pas de note, donc. A part ce gros zéro pointé qui fait tache ! Pas de note, pas de logique dans les articulations, pas de point de départ et aucun point d'arrivée. Y a plus qu'à se taire. C'est d'ailleurs ce que je vais faire dans quelques secondes, tout en sachant bien sûr que cette note n'a jamais commencé et que donc il n'y aura pas de fin.

18:45 Publié dans in utero | Lien permanent

10/08/2007

J'ai fait un rêve

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J'ai fait un rêve. L'étendue mentale de mon néant a engendré une statue de sel. Il y avait des armées de soldats qui construisaient des hôpitaux et dans ces hôpitaux il y avait des prisons, et dans une prison il y avait moi. A l'intérieur de mon esprit, il y avait une fenêtre munie de barreaux, une araignée dans un coin, et un lit. Où étais-tu lecteur, sinon à la même place qu'en ce moment ? Tu lisais mon histoire dans les lignes d'un cahier déposé sur l'étagère. Il n'y a rien d'autre à rajouter à ce rêve parce que je me suis réveillé aussitôt après.

S'agit-il toujours de la même folie qui rôde ? Les yeux des hommes sont aveugles à la réalité. Elle les piège comme des insectes contre les carreaux. Tu as dit que tu t'en allais, que tu n'en avais pas pour longtemps. Je rigole un peu, ça fait dix ans que tu es partie. Tu n'as laissé aucun message. C'est dingue, j'ai cassé le mur en voulant le traverser ! Qu'est-ce que j'allais bien foutre de l'autre côté ? Je savais bien que tu ne reviendrais jamais. Je t'ai confondue avec un lampadaire.

Je l'avoue, j'ai volé un crayon dans un magasin. C'est vraiment la première connerie que j'ai faite. Ensuite on m'a appris à écrire. Du coup, tout ce que j'ai pu écrire l'a été dans la clandestinité. C'est dire si j'ai intérêt à ne pas écrire trop de conneries. Il paraît que quand on a fini l'exercice, ils relient nos cahiers de classe à grands coups de spirales.

Il y a sûrement un truc que j'ai oublié de dire. Je laisse donc branché le portable en attendant le passage de la boulangère. Demain matin.

20:25 Publié dans in utero | Lien permanent