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NGC 581 - Page 12

  • L'étendard sanglant...

    L'Histoire humaine est une succession de meurtres, de guerres, de massacres et de viols. C'est pas hier, c'est aujourd'hui. On peut entendre sur France Inter, le soir à 23 heures, des récits de femmes violées par des soldats, soumises à un esclavage sexuel, forcées de manger des excréments ou de la chair humaine, autant d'actes de tortures qui constituent des actes de déshumanisation et de crimes contre l'humanité. On se demande comment un être humain peut infliger autant de souffrances à son semblable, on tourne et retourne la question sans fin, sans réponses. Et on nous dit la moitié du quart du dixième de ce que nous sommes en droit de savoir, de réclamer. On oublie le massacre, le génocide, perpétré contre les Vendéens au cours de la Révolution française par les colonnes infernales du général Turreau, qu'il y a eu des crémations à cette époque et des femmes brûlées vives. On oublie toutes les exactions barbares au cours des guerres de Vendée et l'évocation des centaines de milliers de morts. Document 1 : « Le 1er août 1793, la Convention adopte :" Il sera envoyé en Vendée des matières combustibles de toutes sortes pour incendier les bois, les taillis et les genêts. Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles anéantis, les récoltes coupées et les bestiaux saisis. La race rebelle sera exterminée, la Vendée détruite." » Document 2 : « ... Nous en tuons près de 2000 par jour ... J'ai fais tué (sic) ce matin 53 femmes, autant d'enfants ... J'ai brûlé toutes les maisons et égorgé tous les habitants que j'ai trouvés. Je préfère égorger pour économiser mes munitions ... ». La Marseillaise n'est pas seulement un chant symbolique, elle cache une Histoire que nous avons vécu et qui s'est répétée ailleurs. Alors, quand j'entends les récits des massacres aujourd'hui au Darfour, les récits de guerre en République démocratique du Congo, quand je vois les images, j'ai le sentiment de me trouver encore devant la même dégueulasserie, devant la même besogne immonde née des flancs de l'Homme, j'ai envie de hurler aux crimes contre la Conscience, de hurler contre la perversité des hommes. Mais je suis là comme un con devant la télé à regarder des programmes à la con. Je vois le sang versé et je me dis qu'il y a longtemps que les grands Hommes n'en ont plus rien à foutre ! Je me dis que les 500 000 viols commis au Rwanda n'ont décidément pas suffi. Et j'apprends que c'était pareil au siège de Nankin en 1938, pareil avec les soldats de l'Armée rouge en Allemagne, pareil en 1971 avec les soldats Pakistanais, pareil en ex-Yougoslavie quand je bouffais des corn flakes et des Choco pops ! Alors, je ne sais pas comment se règle une crise internationale, comment on met fin à un génocide, je ne sais pas à quoi obéit un soldat et ce qui lui passe par la tête quand il assassine un enfant, je sais seulement que je suis là impuissant devant la souffrance humaine, questionnant des ombres qui ne bougent pas, projetées par des silhouettes invisibles qui me disent ce qui est bon et ce que veut la morale. Je crie aux viols. Je crie au sang versé. Je crie à la barbarie séculaire. Je crie avec les enfants du Darfour noyés dans l'indifférence des Nations. On pourra nous dire qu'on a fait quelque chose pour les exilés, les estropiés, on aura beau rapatrier, replier, là-bas l'Histoire humaine laissera encore ses traces de sang, ses odeurs pourrissantes de mort insupportable.

  • In-fusion n°1

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    Une nouvelle revue vient de paraître. Le premier numéro d'In-fusion a pour thème « La Nature sous toutes ses formes. » Le directeur de publication, Nicolas Cotten nous présente un sommaire conséquent autour de Michel Cosem, Matthias Vincenot, Saïd Mohamed, Cécile Guivarch, Juliette Clochelune, Laurent Fels, Emeric de Monteynard, Thierry Cazals, Philippe de Boissy, Patrick Joquel, Eric Dubois, Jacqueline Persini-Panorias, Jean-Pierre Lesieur, André Duhaime, Camille Aubaude, Thibaut Gress, Daniel Brochard, Danièle Corre, Magali Turquin, Pierre Clavilier et Jean-Pierre Cotten, ainsi qu'un travail photos-haïkus de Thierry Cazals et Pierre Ligou. Les textes présentés sont de grande qualité, déclinant la sensibilité de chacun sur la question très actuelle de la relation entre l'Homme et la Nature et l'Homme et sa Nature. On y retrouve des poèmes mais aussi un conte, un article, une étude et des contributions philosophiques. Les points de vue se répondent, réalisant le désir de Nicolas Cotten d'élargir les opinions et les horizons.

    Le poète futur devra s'approprier les questions de son temps, il est sommé par sa conscience d'aller en avant ! La figure du poète isolé du monde, replié sur lui-même et sur son malheur n'a plus de raison d'être, il est un individu social, il est n'importe qui ! A lui de dire, de s'engager et de se faire entendre. Personne n'ira au devant de la poésie, c'est à elle de mordre, d'user les consciences, de vivre. Quelle richesse potentielle et quels horizons pour un poète, pour un jeune qui désire prendre sa vie en main ! Que de possibilités offrent une revue, une association !

    In-fusion est une initiative soutenue grâce à l'aide des Editions du Jasmin et du « Programme Envie d'Agir 2007 » du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports dans la catégorie du Fonds Départemental d'aide aux initiatives des jeunes. La revue bi-annuelle littéraire et artistique propose aux différents auteurs et artistes d'exprimer leur point de vue sur un thème choisi, accordant une cohérence et une valeur supplémentaire à chaque contribution.

    La revue In-fusion doit être soutenue, elle révèle le désir d'expression qui anime la jeunesse, elle ancre la poésie dans une perspective sociale où l'individu cesserait de subir sa vie et prendrait les clefs en main. Il y a eu de multiples Révolutions, il faut désormais réaliser celle de la conscience. Ce n'est que dans la liberté de la parole et dans l'indignation face aux tragédies de son temps que l'existence d'un homme prend tout son sens, ce n'est qu'au moyen de cette même parole qu'il peut espérer un jour se rendre utile au bien de tous les hommes. La poésie n'est autre chose que cette conscience réalisée.

    Aujourd'hui, In-fusion naît, elle est vouée à trouver son lectorat et à devenir grande. Un départ sur le thème crucial de la relation entre l'Homme et son environnement qui est désormais La question de demain. A vous de l'encourager et de lui permettre d'exister dans l'horizon des revues de demain.

    In-fusion : Nicolas Cotten, 20 rue Pierre Boudou - 92600 Asnières-sur-Seine. Le numéro : 12 euros ( + frais de port France : 2 euros). Abonnement France : 20 euros. Chèque à l'ordre de Association In-fusion. Courriel : assoc.infusion@gmail.com

  • Parmi les revues IV

    b4521750448a5c7dcf7284d7c2f55a83.jpgJe me souviens de ce soleil qui brûlait les yeux du prisonnier qui quittait la caverne. Le réel est un dieu effrayant. Et pour peu qu’on s’aventure à  franchir le pas, l’entrée en poésie se fait de façon violente et tragique, on perd forcément les pédales. Pyro est un exemple de combustion précipitée au sein de la langue, elle appelle au Verbe, à un dépassement de soi par les mots et la poésie. Pyro se fait forcément aussi voleur de feu. Si elle a su devenir grande c’est en conscience du mystère incessant qu’est la poésie. 20 auteurs au sommaire de ce numéro 13. Tout est .

     

    966eb84a1371534b97ccbddb4d47f166.jpg« Les mots, qui doivent aussi passer par la tête, se retrouvent donc au beau milieu d’un paradoxe : celui d’être autant dans la distance nécessaire que collés directement sur le sujet. C’est peut-être ça, la poésie ? » écrit Stéphane Despatie dans l’édito de Exit n°48. Le thème de la revue est « Ruelles » et réunit une quinzaine d’auteurs. On retrouve aussi les voix de Nancy R. Lange, Marie-Claire Bancquart et François Charron. Exit, revue de poésie, Editions Gaz Moutarde C.P. 22125, C.S.P. Saint-Marc, Montréal (Québec) H1Y 3K8 Canada. Site Internet ici.

    85e361a6ed32b99d37293e62a4ea805a.jpgL'ACT MEM a repris une grande partie du catalogue des Editions Comp'Act et la revue Passages à l’act succède à La Polygraphe. Dans ce numéro 1.2 le sommaire est imposant, critiques, poésie et réflexions alternent. Le contenu satisfera les lecteurs exigeants. Tout est .

     

    0ba1de6eedd0568a3388353545b603df.jpgIl semble que l’appel lancé par la revue N4728 début décembre ait porté ses fruits et ait favorisé de nombreux abonnements. La revue est publiée par l’association Le chant des mots à Angers. Elle attend encore de nouveaux lecteurs. Lien de l’association.